« Le nouvel art d’aimer ». C’est le titre d’une étude de l’Observatoire du Célibat qui s’est penché sur les nouveaux rapports amoureux chez les femmes depuis l’apparition des sites de rencontres en ligne. Cette enquête nous apprend que 37% des personnes vivant seules se tournent vers Internet pour trouver l’âme (ou le corps) sœur.
« Mieux vaut vivre seul que mal accompagné ». Aujourd’hui, 14 millions de Français semblent avoir repris à leur compte ce vieil adage. Particulièrement les femmes qui représentent 60% des célibataires, soit près de 5 millions, même si avant 25 ans, le fait de vivre seul concerne autant les hommes que les femmes. En 40 ans, la proportion des personnes vivant seules à plus que doublé, passant de 6% en 1962 à 14% en 2004.
Les femmes d’aujourd’hui vivent leur célibat de manière plus libéré que ne pouvait le vivre leurs parents ou grands-parents, la société ayant plus changé en dix ans qu’au cours des deux derniers siècles. Et le regard porté sur elles n’est plus celui de la vieille fille, la pression sociale a diminué et son étau s’est relâché. Mais, malgré tout les bienfaits que leur apporte le célibat, seule une minorité de femmes veulent faire de ce mode de vie un mode définitif. Car il reste néanmoins le désir de créer un couple avec un besoin très fort de partage, dans le plaisir mais aussi dans les décisions difficiles à prendre dues aux contraintes de la vie.
Et aujourd’hui, à l’heure numérique, pour créer ce couple, plusieurs millions de solitaires s’en remettent à Internet. 37% exactement. Leurs sites de rencontres préférés restant Meetic avec ses 28 millions de membres ou Match et ses 15 millions d’inscrits dont près de 4 millions en France. Dans ce « nouvel art d’aimer », les femmes sont majoritaires puisqu’elles représentent 55% de ceux qui cherchent l’amour en ligne.
L’enquête de l’Observatoire du Célibat portant sur 3000 internautes inscrits sur le site de rencontre Match rapporte que 75% des personnes interrogés répondent « qu’ils ressentaient le besoin de trouver un partenaire » au moment de s’inscrire sur, 22% déclarent « avoir été curieux d’essayer ». 34% des interrogés disent « sélectionner des profils qui leur ressemblent » quand 29 % choisissent des profils «différents et complémentaires». Mais 36 % reconnaissent que cela «dépend des moments». Bref, au temps du zapping, l’humeur faisant la rencontre, l’homo-sapiens devenu homo-zappens –selon la formule d’un auteur du rapport-, l’internaute ne sait pas très bien ce qu’il veut, ce qu’il cherche, vit dans la mobilité et le zapping professionnel et sentimental. Si l’enquête porte sur Match, ils sont 83% à multiplier les sources et à être inscrits sur plusieurs sites afin de multiplier les chances de rencontres. Se sont les « pluri-sites ».
Mais entre l’écran et le réel, la ligne reste vague et se dessine souvent en blanche, de celle qu'il ne faut pas franchir. Comme les fantasmes ? Oui, répondent 73% des sondés qui avouent qu’un profil en ligne reste une machine à fantasmes.
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