Le chanteur britannique Robbie Willams au 70 millions d’albums vendus se dit usé et vidé de sa dernière tournée. Ayant décidé de faire une pause, il s’est réfugié aux Etats-Unis pour y vivre normalement. Sans pression. Pourtant, la pression, c’est ce qu’il a décidé de mettre sur sa maison de disque EMI en se mettant en grève et en refusant de leur remettre son dernier album. Robbie Williams décrivant le nouveau patron d’EMI comme un « esclavagiste ».
« Elle a failli me tuer ! ». Ainsi s’écrie Robbie Williams au sujet de sa dernière tournée. Exténué, vidé, usé, il s’est littéralement réfugié au Etats-Unis, où il y est beaucoup moins populaire, afin de s’y reposer et y vivre une vie de personne lambda. « Depuis que j'ai la vie d'une personne normale, que je peux faire mes courses tranquillement et me balader dans la rue sans être poursuivi, je me demande si j'ai envie de retrouver la notoriété au quotidien. Cette vie d'anonyme me plait beaucoup aussi, elle me repose ». Robbie s’est mis sur « pause ». Pas d’albums, plus de tournée avant longtemps et tous ces projets en stand-by. Pourtant, il en avait de nombreux, dont un album de jazz et un enregistrement dans une pyramide d’Egypte pour bénéficier « d’une acoustique exceptionnelle ». Se tournera t-il à peine vers le Net pour y publier un opus de face B et de titres déjà existants n’ayant pas été retenus sur son dernier album « Rudebox ». Thats’all. Et « surtout pas de tournée, pas pour le moment ».
Pour le moment, Robbie a la tête ailleurs. Robbie se la prend, la tête. Contre sa maison de disque, EMI et son nouveau patron Guy Hands. Ce dernier, ancien de la banque Goldman Sachs est aussi le patron du fond d’investissement « Terra Firma » qui a racheté dernièrement pour 3,2 millions d’euros, la maison EMI. Et Guy Hands de décider de faire un grand ménage dans sa nouvelle maison en supprimant 2000 personnes et de ramener le budget marketing à 12% des ventes contre 20% auparavant. Tout en demandant aux artistes de travailler davantage sur la promotion de leur musique et en supprimant leurs avances sur paiement. « Dans ces conditions, la question est : est-ce que Robbie doit fournir le nouvel album qu’il doit à EMI ? Nous devons dire que la réponse est non », a déclaré son manager à la presse britannique. Quant à Robbie, il qualifie de « propriétaire de plantations » le patron d’EMI.
Les artistes faisant partie du personnel, eux aussi voient se profiler le dégraissage. Car selon la major, sur les 14.000 figurants au catalogue, seuls 200 d’entre eux feraient gagner de l’argent à EMI. Elle serait donc prête à se séparer de plusieurs milliers d’entre eux. Mais certainement pas de Robbie Williams ! Alors, pour faire pression, le chanteur s’est mis en grève ! Il refuse de livrer sa dernière mouture à la prestigieuse maison, qu’il habite depuis 20 ans. « Nous n'avons aucune idée de la façon dont EMI va vendre et promouvoir l'album. Ils n'ont personne dans la sphère numérique capable de fournir le travail demandé. Tout ce que nous savons, c'est qu'ils vont décimer le personnel » a déclaré le chanteur anglais.
Paul Mc McCartney ainsi que Radiohead ont déjà claqué la porte de cette maison et Coldplay envisage aussi de suivre le mouvement. Robbie Williams parle lui de suivre l’exemple du groupe Radiohead, qui avait mis son album en vente directement sur son site web. Des partenariats avec les opérateurs de téléphonie mobile T-Mobile et Sony Ericsson seraient également sur la table.
Alors, Robbie, en vacances ? Ou en camp retranché ?
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