A famille quasi-royale, interview non moins quasi-royal. Celui de la mère de Nicolas Sarkozy, Andrée, accordé à « Point de Vue », l’hebdomadaire des têtes couronnées.
Et cet entretien recèle de croustillantes pépites, plus dignes des plus grands peoples que des plus grands chefs d’états. Car ce n’est pas à une analyse constructive de la vie politique que s’emploie Me Andrée Sarkozy, mais plutôt à celle (destructrice ?) de la vie privée et amoureuse de son illustre cadet.
A 80 ans, Dadou, comme la surnomme Nicolas Sarkozy, n’a pas sa langue dans sa poche et ne pratique pas celle de bois. Au contraire, de ce bois, elle en fait feu. A commencer par son fils, dont elle dit espérer qu’il ne se remariera pas. « J’espère que personne ne se remariera » dit-elle-même. La raison ? « J’en ai marre des mariées ! », s’enflamme Dadou. « Et je ne parle pas seulement de Nicolas », précise t-elle. Mais en bonne mère, elle ne se fait guère d’illusions sur l’avenir sentimental de son fils, déclarant : « A ce poste, Nicolas n’a que l’embarras du choix ».
Elle poursuit l’entretien sur les rapports entretenus avec son ex-belle fille Cécilia (une de ces mariées dont elle a marre ?), dont elle dit : « Je m’entends bien avec elle, elle a toujours été très gentille avec moi, même si elle est froide mais ce n’est pas exprès ». Froideur dont auraient hérité ses filles, Judith et Jeanne-Marie dont elle juge leurs rapports « plus difficile ». « Elles sont distantes, très froides, un peu comme leur maman », estime la mère du Président.
Cette ancienne avocate est très fière du parcours de ses trois fils qu’elle a poussé vers « l’excellence ». « Mais mon éducation n’a jamais été sévère. J’avais trois règles : qu’ils travaillent, ne me racontent pas de cracks (ni qu’ils n’en fument ?), et qu’ils fassent du sport ». D’après Dadou, c’est son fils de Président qui est le plus proche d’elle, « il ne me raconte pas de salades »…
S’adresse t-on à sa mère comme on s’adresse au peuple ?
Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés 0.0673s