L’élection de Miss France 2008 devient de jour en jour non plus une élection mais une affaire. Avec comme dans toute affaire, ses dessous, ses zones d’ombres et ses nombreux rebondissements. Dernier en date, celui de Valérie Bègue confrontée aux gendarmes dans son île natale de la Réunion, mercredi 23 janvier. Objet de la l’entrevue policière, les fameuses photos dites tendancieuses publiées par le magazine Entrevue. Publication qui a entrainé sa quasi-destitution et cet ouragan peopolo-médiatico-judicaire qui s’est abattu depuis.
La gendarmerie réunionnaise souhaitait auditionner Valérie Bègue car selon les enquêteurs, elle connaîtrait celui qui a vendu les photos compromettantes, photos dont la justice a dit et répété qu’elles avaient une origine frauduleuse. « Ces images ont été publiées pour me faire du mal » déclare néanmoins la Miss.
Pourtant, au fil de l’enquête, c’est le même flou dont sont couvertes aujourd’hui les photos qui apparait.
En effet, on apprend que deux jours avant son élection, les rédactions d’Entrevue et de VSD reçoivent un appel téléphonique de la Réunion affirmant que l’élection de Miss France 2008 est truquée et que c’est Valérie Bègue qui sera élue. Pas de réactions de la part des journaux contactés. Mais lorsque la jeune femme de 22 ans est élue le 8 décembre dernier devant 9 millions de téléspectateurs sur TF1, le premier à réagir est Entrevue qui dépêchent deux de ses fins limiers journalistes et dont l’un deux reçoit un mail lui disant que « si vous voulez des photos, elles sont à votre disposition ». Ne se faisant pas prier, Entrevue achètent et dans la foulée publie ces clichés. La suite, on la connaît. Pour l'instant.
Vous savez ce qu’on dit : à qui profite le crime ? Prochain épisode au prochain rebondissement.
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