Sarkozy: du bling-bling au bla-bla
Par Thierry P le vendredi, avril 25 2008, 16:46 - Lien permanent - 281 lecture(s)
Au plus bas dans les sondages, Nicolas Sarkozy s’est invité hier soir en direct sur TF1 et France 2 dans un show de communication. Dans un décor planté sur mesure à l’Elysée, le chef de l’Etat a tenté de rassembler. Si 11 millions de téléspectateurs ont répondu présent, c’est 6 millions de moins qu’en novembre lors de sa dernière sortie télé présidentielle.« Je viens avec mes réponses, vous venez avec vos questions !». Nicolas Sarkozy aurait pu faire sienne mercredi soir la célèbre maxime de Georges Marchais, le feu volubile président du PCF. « En direct de l’Elysée », le chef de l'Etat est donc venu avec ses réponses - préparées - face à cinq journalistes et à leurs questions non moins préparées. Préparation, mot clé de cette soirée cérémoniale dans la salle des fêtes de l’Elysée relookée en plateau télé. Et en maître queue, le Président, roi des entrées, du plat de résistance et des cerises sur le gâteau. Les recettes des plats passées par David Pujadas et PPDA à leurs trois confrères ont été savamment concoctées dans les cuisines de l’Elysée. Côté salle des fêtes et invités Médiamétrie a comptabilisé plus de 11 millions de téléspectateurs: sept dans la pièce TF1 et quatre dans la pièce France 2, soit 6 millions de fidèles en moins que lors de sa dernière sortie télévisuelle en novembre 2007. Pour cette réception, les deux chaînes ont dû débourser 280.000 euros ! « Colossal », juge un expert. Mais c’est le prix à payer pour s’octroyer les services de ces autres « experts » que sont le décorateur Philippe Desert (Nouvelle Star, Le Grand Journal) et le réalisateur Renaud Le Van Kim, conseiller spécial auprès de TF1 autant que de Sarkozy… Rideau rouge, table de verre, dalle lumineuse rétro éclairée - touche disco ? -, et une caméra aérienne pour survoler les débats. Le décor est planté, les acteurs en places, et comme l’a répété à deux reprises Nicolas Sarkozy à propos des « couacs » publics et de ses « couacs » privés : « Maintenant, tout est en ordre ». Jusqu’à quand ?





Commentaires