Le Monde tourne mal
Par Webi le lundi, avril 21 2008, 16:07 - En bref - Lien permanent - 300 lecture(s)
Le groupe Le Monde vit la plus grave crise de son histoire. Plan social, cessions de titres, grèves sans précédent, où quand le 21e siècle fait vaciller un monument. Face aux enjeux numériques, le quotidien va se renouveler. Dès cet automne. Hubert Beuve-Méry doit se retourner dans sa tombe. Connu pour son austérité, le fondateur du quotidien le Monde voit aujourd’hui son journal battre des records de pertes financières. 180 millions d’euros en sept ans, dont 15 pour la seule année 2007 ! Face à cette érosion, Eric Fottorino, l’actuel président du directoire du groupe Le Monde, a tranché. Tranché des têtes, d’abord, car le plan de redressement prévoit 129 suppressions de postes, dont le quart au sein de la rédaction. De plus, ce plan prévoit aussi la cession de quatre entités « déficitaires ou non stratégiques » au pôle magazine : Fleurus Presse (12 titres jeunesse), Danser, Les Cahiers du cinéma et le réseau de librairies La Procure. A l’annonce de ces mesures drastiques, les réactions ne se sont pas faites attendre. Résultat, deux grèves historiques - car inédites - des salariés entraînant par deux fois la non-parution du journal. Mais Eric Fottorino ne va pas changer de cap: sa nouvelle formule est prévue dès cet automne. « Le projet éditorial va consister en un journal plus ramassé, confie-t-il. Il va être plus dense, plus sélectif, préférant l'explication, l'analyse et la diversité des points de vue à la redite des informations, déjà fournies par tant de médias à la vitesse de la connexion numérique ». Suppressions de postes, cession de titres, nouvelle formule, ce redressement a comme un parfum de réformes. Mais n’est-ce pas dans l’air du temps ?





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